
Les elfes de sang sont, physiquement, plus petits que la moyenne elfique, en étant plus grands que les elfes noirs. Un elfe de sang adulte mesure entre 1m80 et 1m90 tandis qu’une elfe mesure entre 1m75 et 1m85. Ils sont plus fins que les humains et leur peau va du rose pale au rouge tandis que leurs cheveux ont des teintes allant du rouge vif au bordeau sombre.
Les elfes de sang ont une culture militaire très développée. Ils sont en effet peu nombreux mais compensent ce nombre par une discipline sans faille et ce à tous les niveaux de la société. Les plus jeunes sont en effets tous, sans exception, confiés à des écoles militaires pour y faire leurs classes puis sont dirigés vers l’armée traditionnelle pour les plus aptes physiquement, vers l’école de magie pour les plus enclin à faire de bons mages, vers les temples pour ceux qui sont pressentis pour avoir une vocation de prêtres tandis que ceux qui restent sont envoyés vers le dernier corps d’armée restant : l’intendance. Ce dernier corps, loin d’être inutile regroupe tout ce qui n’est pas affecté à l’armée dans les autres cultures. Cela va du forgeron au paysan, chez les elfes de sang tout le monde est rattaché à l’armée.

Militairement, la force des elfes de sang réside dans le fait qu’ils sont la seule race de tout Torndrel à maîtriser la nécromancie. Ils sont la race de la mort par excellence et maîtrisent cet art depuis leur apparition en l’an 800 de cette ère. En effet les elfes de sang sont, d’après les légendes, des dérivés d’elfes empiriques qui vivaient sur l’île de Parale à l’extrême sud-est de Torndrel. Ces elfes assuraient le passage des ressources minières naines de Froza au sud vers le continent nain de Draeon au nord moyennant une taxe de passage et de transport. Ce commerce était un bon investissement pour les nains et pour les elfes jusqu’à l’entrée en guerre civile des elfes qui fermèrent complètement leurs frontières subitement en l’an 795. Les émissaires et troupes envoyés sur place n’ont pu pénétrer l’île et les elfes parlaient d’un conflit interne ayant entraîné une guerre civile meurtrière. Personne n’entendit plus parler des elfes de cette île avant la fin de cette guerre en l’an 800. Ceux qui ont visité Parale depuis attestent que l’île entière porte toujours aujourd’hui les stigmates de ce conflit. En effet les deux principaux fleuves de l’île charrient toujours une eau rouge sang impropre à la consommation tandis qu’au nord de la capitale elfe de sang s’étend à perte de vue la plaine cendreuse, une plaine au sol gris recouverte d’une couche d’ossements fournissant la matière première aux nécromanciens elfes de sang. La population de l’île est passée de 10 millions d’habitants à 50 000 à peu près, même si elle atteint désormais les 400 000 âmes. C’est cet aspect et le fait que les elfes de sang aient développé la nécromancie au moment de cette guerre qui ont donné leur nom à ce peuple.

La culture elfe de sang est exclusivement tournée vers le culte de la mort et de la nécromancie. Les bâtiments de la capitale, Paraletran ressemblent tous à des dérivés de nécropoles morts vivantes ainsi que toutes constructions elfe de sang (bateaux, armes de siège, etc.). Cet aspect macabre a longtemps attiré la méfiance des autres peuples même si les elfes de sang se sont montrés très tolérants et diplomates vis à vis des autres cultures. Une certaine méfiance demeure dans la population même si la majorité des gens disent qu’ils font en partie confiance à ces nécromanciens. La pratique de la nécromancie comme un art non mauvais leur est donc reconnus.
Au niveau religieux, les elfes de sang vénèrent, parmi leurs dieux principaux, Tanéar, Wy-Djaz, Nérull, mais le panthéon dans sa quasi-totalité est représenté dans cette culture exigeante de perfection.
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